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En grève le jeudi 28 mars 2013
Publié le 19 mars 2013 | Snudi-fo 22

Le Snudi FO des Côtes d’Armor adhère pleinement
à l’appel interfédéral FO-CGT-SUD-CNT (ci-joint)
pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires
contre le projet de loi Peillon de territorialisation de l’école.

Le Snudi-FO 22, la CGT 22 et SUD éducation 22 appelle les collègues à se réunir dans les écoles, les établissements
et à se mettre massivement
en grève le jeudi 28 mars 2013
et s’adressent au SNUipp et au SE-UNSA 22
pour qu’ils s’y associent sur les mots d’ordre communs du 12 février

En effet, le ministre, à ce jour, reste sourd au rejet massif que suscite son décret, tant chez les parents, chez les élus que chez les enseignants.

La grève du 12 février 2013 a été une des plus massives dans le 1er degré depuis de nombreuses années. Dans le 22, les enseignants ont manifesté très nombreux derrière la banderole commune FO-CGT-SNUIPP-SUD-SEUNSA exigeant en particulier « l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires ».

Une grande majorité de communes, de villes dans l’académie comme dans le reste de la France a décidé de ne pas appliquer la réforme à la rentrée 2013. Parmi les grandes villes, citons Lyon, Lille, Strasbourg, Montpellier, Marseille, Nice, Bordeaux, Le Havre, Toulon, Amiens…

Pour des raisons étrangères à l’intérêt des élèves, certains élus ont toutefois décidé de répondre aux appels pressants de leurs leaders politiques et chaque jour, les véritables motifs de cette réforme apparaissent un peu plus :

- le maire de Fouesnant déclare mettre en place la réforme dès 2013, tout en reconnaissant : « Globalement, j’ai le sentiment que l’intérêt de l’enfant a été un peu oublié. »
- François Jarraud perspicace partisan du décret Peillon et fondateur du « Café pédagogique » écrit :

« L’entrée officielle des collectivités territoriales :

Et là on est déjà dans le nouveau rôle reconnu aux collectivités territoriales. Déjà actrices de fait du système éducatif, leur place est légitimée par la loi qui leur donne des attributions précises. Ainsi la loi réforme les rythmes scolaires au primaire et prévoit le développement du périscolaire en lien avec l’éducation nationale dans le cadre des Projets éducatifs territoriaux (PEDT). ». […]

« L’autre grande réforme est encore plus illisible. Il s’agit de la territorialisation. Elle se lit dans la réforme des rythmes, dans les nouvelles compétences des collectivités locales. De toutes les mesures de la loi d’orientation c’est la moins bien défendue par le gouvernement. L’opinion publique n’a pas du tout été préparée à cette transformation lente mais effective de l’Ecole. C’est pourtant probablement celle qui peut avoir les plus gros effets. »

Les élus qui, de manière aveugle et partisane, engagent leur commune dans la réforme dès 2013, le font souvent, au mépris des oppositions des parents et des enseignants avec une grande brutalité, déniant tout droit à la parole à quiconque présente objection ou simple remarque.

Dans les Côtes-d’Armor, une préfiguration des menaces que font peser le décret Peillon et la territorialisation de l’école

Ainsi, dans notre département, un conseil d’école commun aux écoles de 2 communes a été réuni. Celui-ci avait été préparé par l’inspecteur de circonscription, faisant injonction aux directeurs d’école d’accompagner la volonté des maires concernés et de s’abstenir de toute remarque critique. Ce conseil d’école a été monopolisé par les élus qui ont développé leur propagande et qui ont interdit aux parents de s’exprimer tandis que l’inspecteur intervenait pour réfuter sèchement tout argument avancé par les enseignants aboutissant au silence des opposants à cette réforme.

De nombreux participants ont été profondément choqués par l’attitude discourtoise et la violence des méthodes employées. Certains élus se sont autorisés des critiques injustifiées sur la pédagogie des collègues, accusés d’immobilisme sans la moindre intervention de l’inspecteur, déterminé à garantir la soumission des enseignants à l’autorité des élus locaux présents.

Ce coup de force d’élus contre des enseignants et des parents préfigure ce qu’instaurerait le décret sur les rythmes scolaires et la loi d’orientation Peillon dès la rentrée 2013… ou en 2014 : le transfert aux élus des collectivités territoriales de l’autorité sur l’école et ses personnels au mépris des droits et des statuts de ces derniers.

Tout à l’inverse, le Snudi-FO salue la délibération de la municipalité de la commune de Mantallot publiée dans Ouest-France du samedi 9 mars 2013 :

« Le conseil municipal, à l’unanimité estime que le décret sur les rythmes scolaires ne va pas dans l’intérêt des enfants et qu’il doit être abandonné. Il s’oppose au cadre d’un projet éducatif territorial et se prononce, sans nuance, pour l’école de la République obligatoire, laïque, gratuite et Nationale et décide de ne pas mettre en application ce décret à la rentrée 2013 ».

RIEN N’EST JOUÉ !
En 2013 comme en 2014 :

• Pour la satisfaction des revendications (postes, salaires, maintien de la pause du mercredi…)
• Pour la défense de notre statut de fonctionnaires d’Etat
• Pour la défense de l’Ecole publique laïque et nationale

TOUS EN GRÈVE LE 28 MARS 2013
MANIFESTATION À 14 H
DEVANT LA PRÉFECTURE DES CÔTES-D’ARMOR

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