Mobilisation devant la Préfecture le 31 mars
Le mardi 31 mars, l’appel à la grève et à rassemblement devant la préfecture a été suivi. Des écoles comme Sévignac, La Poterie-Trégomar à Lamballe, Locarn étaient présentes.


Le directeur du cabinet du préfet et l’adjointe du directeur académique ont reçu une délégation composée d’un représentant des organisations syndicales CFDT, CGT Éduc’action, SNUDI-FO, FSU, SUD-Éducation, UNSA et d’une élue, en fixant le cadre dès le départ : ils n’étaient là que pour prendre des notes et faire remonter les doléances au ministère. Chacun s’est exprimé tour à tour.
Le SNUDI-FO 22 a dénoncé la situation d’abandon des élèves, personnels et familles, comme celle concernant cette élève de 7 ans accueillie 1h par jour pendant la sieste des petites sections car elle ne peut pas supporter son entourage, dont la mère a dû s’arrêter de travailler, qui a une orientation en IME avec un temps d’attente de 5 ans, et est dirigée par défaut en CP l’an prochain.
FO a indiqué les carences énormes en terme de remplacement par manque de personnels, les classes surchargées, en particulier dans les 5% d’écoles à plus de 25 élèves en moyenne par classe.
Pour conclure, le représentant du SNUDI-FO a lu la plate-forme revendicative départementale et remis le document en fin de séance au directeur de cabinet du préfet.
Le CSA-SD du 2 avril s’est conclu par un second vote unanime contre le projet du directeur académique
Le CSA-SD a démarré par la lecture des déclarations préalables. Vous lirez ci-dessous celle de FO.
Force Ouvrière n’a nullement été démentie sur ses propos mettant en avant la peur de la direction académique de la mobilisation. Il faut dire que prétendre le contraire comme par exemple les IEN quand ils affirment que les parents ne gagneront rien en faisant venir la presse lors de rassemblements devant l’école, demandait d’expliquer pourquoi la DSDEN ne remet aucun document écrit aux représentants au CSA-SD, pourquoi le directeur académique demande à ses services de taire les chiffres concernant les élèves en manque d’AESH.
Surtout, la rapidité avec laquelle le directeur académique a mis au vote un projet qui n’a ni été projeté, ni remis par écrit, a démontré qu’il voulait en finir au plus vite, et qu’il n’entendait nullement répondre aux dossiers portés par les organisations syndicales. Sans changement annoncé, le vote contre le projet du directeur académique a été de nouveau unanime (5 FSU, 2 FO, 2 UNSA, 1 CFDT).
Effrayé par la mobilisation collective, le DASEN va maintenant s’attaquer aux écoles une par une : promesse « juré craché » de postes provisoires à certaines écoles mais ce n’est pas confirmé en CSA, gel à venir de classes d’ici la fin de l’année !
L’école de Lanrelas est emblématique des écoles déjà chargées, qui voient ses effectifs encore gonfler l’an prochain, et qui n’a pourtant pas l’ouverture indispensable. La DSDEN ne conteste pas les prévisions pour 2026-2027 : 30 CE2-CM, 22 CP-CE1, 27 maternelles sans compter les TPS. L’école, enseignants, parents, élus exigent l’ouverture. Le discours tenu au maire est mensonger : l’administration lui affirme qu’il obtient un poste, que ce n’est pas une aide pédagogique, mais le DASEN a confirmé en CSA que la situation était suivie, qu’un moyen provisoire était à l’étude, que l’école était entendue !
Le même discours est tenu à Sévignac, qui s’est fortement mobilisée, en particulier lors des trois rassemblements de 26 et 31 mars, et du 2 avril. Avec Broons, il y a trois écoles dans trois communes limitrophes qui ont besoin d’une ouverture. Le DASEN ne veut pas d’une réaction collective.
Très inquiétant aussi, à FO qui veut s’assurer que la direction académique ne procédera pas à des fermetures d’ici la rentrée, le DASEN répond que c’est son intention. Mais en creusant la question, le directeur académique s’apprête déjà à geler des postes, ce qui revient à les fermer ! Le DASEN joue sur les mots. Par contre, ses documents parlent pour lui : nous faisons figurer dans le document ci-dessous la fermeture de la classe bilingue de Plounévez-Moëdec, poste gelé après la carte scolaire de l’an passé, donc qui n’a pas été fermé en 2025. Le directeur académique jette un voile pudique sur cette fermeture, puisqu’au regard de l’ouverture à Vieux-Marché, il écrit en observation « Transfert provisoire de la classe bilingue de Plounévez-Moëdec ».
Le document préparatoire au CDEN montre quelques changements dans le projet du DASEN
Voici ces changements : passage d’une demi-ouverture ou d’une aide pédagogique à une ouverture de classe dans trois écoles bilingues, 5 Pôles d’Appui à la Scolarité au lieu de 7, « transfert » d’un demi-poste de titulaire de secteur de l’IME de Plémet à celui de Languédias, disparition des mesures sur les UPE2A.
Avec ce projet, le directeur académique n’a plus de marge de manoeuvre : le différentiel entre ouvertures et fermetures se monte à 16, c’est-à-dire exactement le nombre de postes qu’il doit rendre au ministère.
C’est par la mobilisation unie que l’on peut arracher l’annulation des retraits de postes
Le SNUDI-FO 22 a encore en mémoire les propos du préfet en février 2024 à une délégation du Collectif 45 classes, composée de deux parents, deux élus, et un représentant de chacune des organisations SNUDI-FO, FSU-SNUipp, SE-UNSA, CGT-Educ ‘action, SUD-Education, DDEN, FCPE : « il n’est pas possible de sanctuariser, ni l’école, ni l’hôpital, car la situation internationale l’exige ! Les prochaines années verront autant de classes fermer. »
Notre syndicat, avec l’Union départementale Force Ouvrière, refuse que « L’escalade guerrière et meurtrière au nom d’intérêts qui n’ont rien à voir avec ceux des salariés, s’accompagne de la hausse vertigineuse des budgets militaires et donc, de coupes dans les services publics, la sécurité sociale, les retraites, l’assurance chômage… »
Des écoles refusent la fermeture maintenue. C’est le cas de Locarn et d’autres écoles qui multiplient les initiatives : manifestation de 100 personnes, blocage de l’école par les parents, participation au rassemblement devant la DSDEN… D’autres exigent l’ouverture.
Boycott du CDEN du 2 avril
Pour exprimer leur refus du projet du directeur académique en application des décisions ministérielles, et parce qu’elles continuent d’exiger l’annulation des 16 suppressions de postes de professeurs des écoles, des 34 suppressions dans les collèges et des 11 dans les lycées, les organisations syndicales CFDT, CGT Éduc’action, FNEC FP-FO, FSU, SUD-Éducation et UNSA et les associations de parents d’élèves Div Yezh et FCPE, l’USEP et les DDEN des Côtes-d’Armor ont décidé unanimement de boycotter le CDEN prévu ce jeudi 2 avril 2026.
Les organisations syndicales CFDT, CGT Éduc’action, FNEC FP-FO, FSU, SUD-Éducation et UNSA, les associations de parents d’élèves Div Yezh et FCPE, l’USEP et les DDEN des Côtes-d’Armor appellent les personnels, parents et élus à un
Rassemblement
le jeudi 9 avril à 17 heures
devant la Préfecture de Saint-Brieuc
en amont du CDEN de repli